En quête de reliques

 

Le pèlerinage chrétien naît dans la foulée de la découverte, en 326, du tombeau du Christ et des reliques de la « Vraie Croix » par Hélène, la mère de l’empereur romain Constantin. À la lumière de la Résurrection, les chrétiens voient en la croix sur laquelle le Christ a été crucifié, la première et plus précieuse des reliques.

Sainte Hélène découvre la Vraie Croix lors d’un pèlerinage au 4e s. (Photo © Classic Image / Alamy Banque D’Images)

Les reliques, ce sont les « restes », corporels ou non, du Christ, de la Vierge, des martyrs et des saints. Les reliques corporelles les plus courantes sont les ossements. D’autres sont plus rares, comme celles des larmes ou du lait de la Vierge, en vogue lorsque le culte marial se développe durant l’époque médiévale. Les objets usuels ayant appartenu à une sainte personne (linges, ustensiles, etc.) ou les instruments de son supplice constituent les reliques non corporelles.

Reliquaire du lait de la Vierge, 13e s. (Coll. TreM.a, photo G. Focant © SPW – AWaP)

Pour les croyants, les reliques sont des intermédiaires entre Dieu et eux, par l’intercession des saints. Elles sont également réputées guérir les hommes, les protéger et les aider à surmonter les difficultés de leur vie quotidienne. Le succès et l’instrumentalisation de leur culte suscitent une multiplication des canonisations, et des distributions de reliques, aux 8e et 9e siècles. Plus tard, spécialement au 13e siècle, les croisades et les contacts avec l’Orient sont propices à leur diffusion.

Reliquaires et miracles