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Il n’existe pas, durant le Moyen Âge, de cartes géographiques permettant aux voyageurs de s’orienter concrètement. Les représentations du monde connu sont fortement influencées par l’histoire biblique et les connaissances antiques (Pline l’Ancien, Histoire naturelle). Les plus répandues suivent le principe du « T dans l’O » : une Terre sphérique (O), organisée autour de l’espace méditerranéen (la Mer et les fleuves prennent la forme d’un T). Jérusalem est le centre de ce monde comprenant trois continents : Europe, Afrique, Asie.

La plus ancienne « carte » d’Europe se trouverait dans le Liber Floridus, vers 1120 (Gand, Bibliothèque universitaire, ms. 92, f°241, photo © Archive World / Alamy Banque d’Images)
Exemple d’une carte « T dans l’O » : la Mappa Mundi de Hereford, Angleterre, 1280 (photo © North Wind Picture Archives / Alamy Banque d’Images)

La civilisation arabe, qui a préservé de nombreux ouvrages antiques, contribue grandement au développement de la cartographie et de la géographie. L’Occident latin bénéficie de ces recherches et adopte, dès le 11e siècle, l’astrolabe et la boussole.

Les voyages des navigateurs et grands explorateurs participent à une meilleure connaissance du monde et à l’apport de détails géographiques nouveaux. Les cartes nautiques (« portulans ») existent dès la fin du 13e siècle et se multiplient durant le siècle suivant. Elles renseignent les ports, la direction des vents et des courants, la physionomie des côtes et des îles, etc. 

Les récits de voyages, informant sur les chemins et les étapes, sont généralement restés manuscrits et n’ont donc pas été mis à profit par d’autres voyageurs.

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