D’autres pèlerinages à succès

 

L’importance des pèlerinages vers les lieux liés au Christ et à ses principaux apôtres n’empêche pas le succès d’autres destinations, dédiés à la Vierge Marie ou réputées pour les reliques de leurs saint(e)s. Parmi les premiers, se trouvent Sainte-Foy de Conques, très réputée aux 11e et 12e siècles, ou encore Notre-Dame de Rocamadour, principal pèlerinage marial dès le 12e siècle et qui devient au siècle suivant le quatrième plus important pèlerinage de la chrétienté. Parmi les seconds, Saint-Gilles (Gard) ou encore le Mont-Saint-Michel.

La Majesté de sainte Foy de Conques, un joyau de l’orfèvrerie médiévale (Photo © Jerónimo Alba / Alamy Banque D’Images)

Aux 10e et 11e siècles, Saint-Gilles est un important lieu de pèlerinage et le port d’embarquement privilégié vers la Terre Sainte, avant que le roi Louis IX de France, « saint Louis », ne fasse construire la ville et le port d’Aigues-Mortes. Le 20 mai 1270, lors du départ pour la huitième croisade, c’est à Saint-Gilles que le comte de Flandre-Namur, Gui de Dampierre, rejoint Louis IX et les autres croisés.

Des pèlerins arrivés devant le Mont-Saint-Michel, enluminure du 15e s. (Photo © Photo 12 / Alamy Banque D’Images)

Saint-Michel « au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari) voit affluer, dès le 11e siècle, des foules de pèlerins surnommés les « miquelots ». Sur les routes y menant, appelées « chemins montais » ou « chemins du paradis », ne se trouvent pas que des adultes. Des pèlerinages d’enfants sont fréquents aux 14e et 15e siècles. En 1455, des enfants entre 8 et 12 ans, venant de différentes régions dont celles de l’actuelle Belgique, participent à un grand pèlerinage d’environ deux ans vers le Mont.

Portrait d’un enfant pèlerin (Peinture de Cornelis de Vos, 1640. (Photo © Peter Horree / Alamy Banque D’Images)

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