Ambassade et mission diplomatique

 

Chaque puissant, laïc ou ecclésiastique, est amené dans ses relations à participer à, ou à envoyer en son nom, des ambassades. Cette mission est confiée à des personnes d’importance et de confiance. Les ambassades contribuent à la circulation des biens et des denrées, offerts ou reçus. En 865, un échange d’ambassades entre Charles le Chauve et le calife de Cordoue se conclut par le don de chameaux, divans, tentes, vêtements et parfums au roi carolingien.

En 1298, Gui de Dampierre envoie une ambassade auprès du pape Boniface VIII, dont l’arbitrage doit mettre un terme au conflit opposant le comte et le roi d’Angleterre au roi de France. Jacques Mulet est du voyage. Ce clerc, originaire de Douai, s’est formé à l’université, peut-être en droit à Paris et Orléans. Tout le temps de la mission, il se charge notamment d’écrire les nouvelles et de les envoyer au comte.

Les contacts entre la cour du comte de Flandre-Namur et la cour du pontife, à Rome, sont maintenus grâce au balai des messagers effectuant la liaison : il faut environ trois semaines et demie à un messager pour livrer une missive au comte. Les « plis » sont précieusement gardés dans une pochette de cuir (éventuellement attachée à la ceinture), un coffret ou une boîte, portant parfois les insignes de l’expéditeur.

 

Une lettre remise à un messager (Roman de Merlin, 1498. British Library, Royal ms. c.22.c.6, t. 1, f°117v © British Library)

 
Scène de l’histoire de Renaud de Montauban : sur la gauche, un messager apporte une lettre (photo © The Print Collector / Alamy Banque d’images)

Une armée en marche

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